Le MRC ne veut pas de Dominique Strauss-Kahn comme candidat de la gauche

Publié le par MRC Cahors

 Etienne Butzbach lors d'une réunion à Toulouse avec T.Cotelle,M.Erasme ,André Baup
   Le MRC se prépare à l’échéance 2012

 

Le congrès national du MRC aura lieu dans un peu plus d’un mois à Paris. Il sera question de 2012, du « programme de salut public » et de la stratégie à adopter en vue des élections présidentielles. Élus et militants veulent « un candidat républicain ».

 

Jean-Pierre Chevènement, président du MRC, l’a dit, Étienne Butzbach l’affirme à son tour : le Mouvement républicain et citoyen avait raison. La crise grecque et les difficultés actuelles de l’Europe « montrent la validité de nos analyses », résume le conseiller régional, maire de Belfort et président de la Communauté de l’agglomération belfortaine.

En substance : le Traité de Maastricht était une erreur, la monnaie unique une mauvaise idée. L’Europe, affirme l’élu MRC, doit changer de « paradigme » et en finir avec son « renoncement devant les forces du marché ». Comment faire ? La France, répond Étienne Butzbach, doit prendre tout son rôle au sein de l’Union et tracer des « voies alternatives ». D’où l’enjeu, dit-il, de 2012 et des élections présidentielles. L’échéance sera au cœur des débats du congrès national du MRC qui doit se tenir à Paris les 26 et 27 juin

 

Premier axe de travail : proposer un projet. Le « programme de Salut public » adopté par le conseil national du MRC fixe les axes mais Étienne Butzbach évoque aussi des déclinaisons plus concrètes : « Il faut que la gauche soit capable dès les élections passées d’engager des réformes ». Il faut donc qu’elle ait déjà dans ses cartons en arrivant au pouvoir « des projets de loi ».

 

Les primaires sont mort-nées

Cinq thèmes ont été retenus par le MRC : l’économie — et notamment les politiques industrielles —, l’école, la sécurité — « Nos concitoyens, lâche le maire de Belfort, ont besoin de se sentir protégés, mais pas au Karcher » — la santé et les questions de solidarité. L’idée, martèle Étienne Butzbach, « n’est pas seulement de battre Nicolas Sarkozy en 2012 mais d’apporter des solutions qui rompent avec sa politique ».

Deuxième axe du congrès à venir : la question de la stratégie politique à adopter. En résumé : « Comment peser pour que le candidat de la gauche, socialiste ou pas, soit républicain ? » « Les primaires sont mort-nées », affirme Étienne Butzbach qui ne manque pas d’égratigner le PS au passage : le parti au poing et à la rose n’a pas, dit-il, partout respecté ses engagements au lendemain des régionales (lire ci-contre). Il n’a pas, non plus, « renoncé au social libéralisme ».

Qui sera ce candidat républicain que le MRC appelle de ses vœux ? Jean-Pierre Chevènement ? « Pour l’instant il n’est pas candidat, répond Étienne Butzbach, mais je ne peux pas préjuger de ce qui adviendra. La situation est telle qu’une personne avec sa puissance intellectuelle peut encore rendre d’éminents services à la France. Je lui laisse cependant la primeur, c’est à lui de donner sa façon de voir les choses (lire ci-dessous) ».

Une chose est certaine, en tout cas, le MRC ne veut pas de Dominique Strauss-Kahn comme candidat de la gauche en 2012. L’ancien ministre de Lionel Jospin, celui, souligne Étienne Butzbach qui a « couvert la fusion ABB Alstom », « ne correspond pas au profil républicain . C’est plutôt un social démocrate ». Les deux s’excluent ? « On ne peut pas libérer les forces du marché et laisser se creuser les inégalités rétorque Étienne Butzbach, et se dire républicain. »

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