les cadeaux de sarko vu dans Marianne2

Publié le par MRC Cahors

Le lycée gratuit à Dubaï c'est pour qui? Louis Sarkozy!

La gratuité de l'enseignement, ça fait pas très Sarkozy. Alors, quand il a parlé de rendre le lycée gratuit pour les enfants de familles expatriées, Agoravox s'est penché sur le sujet. Et s'est rendu compte que cette décision altruiste intervient alors même que le plus petit des Sarko, Louis, s'apprête à entrer au lycée... à Dubaï!



 
Après l’impôt sur les grandes fortunes, qui, doublé de la hausse de l’immobilier, a contraint de grandes familles à vendre un partie de leur patrimoine pour le payer, après la déclaration des quarante niches fiscales autorisant celui qui en avait pour 80.000 euros, à se payer une nounou de ménage à domicile et ainsi voir sa contribution ramenée à 15.000 euros, voici la gratuité pour les familles expatriées plus près de leurs paradis fiscaux et autres délocalisations financières.

Le scandale
Lorsqu’on sait que le petit Louis (dernier de Sarkozy) est scolarisé depuis septembre à Dubaï l’article s’éclaire d’un jour nouveau ! C’est intéressant.

Pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d’offrir aux expatriés la gratuité des écoles et lycées français de l’étranger. Un cadeau sympa, non ? Sauf qu’il va surtout profiter aux plus aisés, et que l’addition, pour l’Etat, s’annonce carabinée. Ces écoles, très cotées, étaient jusqu’à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d’autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 Français. Sous la tutelle du Quai d’Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets : 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros - le record - à San Francisco. Au diable l’avarice ! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place.

A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an - pas vraiment le smic - pour décrocher 4 500 euros d’aides. Environ un quart des élèves français bénéficient d’une bourse. Mais pour Sarko, ce n’était pas assez. Depuis l’an dernier et à la demande express de l’Elysée, l’Etat prend en charge l’intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse ! A la rentrée de septembre, ce sera le tour des premières, puis des secondes l’an prochain, et ainsi de suite. « J’aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d’Athènes. Mais j’ai voulu commencer par l’année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français ». Encore merci !

Mais générosité pour qui ? A Londres, l’une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d’euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d’un million.
Jusqu’alors, une partie du financement était assurée par des grandes entreprises françaises désireuses d’attirer les futurs cadres vers l’étranger. Ces boites, comme Darty ou Auchan, rentrent déjà leur chéquier : pourquoi payer les frais de leurs expat’ si l’Etat régale ? Un coût qui fait boum. Au Quai d’Orsay, l’Agence française de l’enseignement à l’étranger a simulé le coût de cette plaisanterie mais s’est bien gardé d’en publier le résultat, lequel est tout de même tombé dans les palmes du Canard.

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